À Beyazıt, les rues sont courtes, pentues et se coupent à des angles irréguliers, si bien qu'aucun plan mental simple ne tient plus de deux carrefours. Le quartier s'est construit autour du commerce et non autour d'une trame régulière : les passages traversent les immeubles, les cours débouchent sur d'autres rues, et l'on ressort rarement là où l'on croyait entrer.
La place de Beyazıt est le seul repère qui fonctionne dans tout le quartier, avec sa mosquée d'un côté et la porte monumentale de l'université de l'autre. Tant que l'on sait rejoindre cette place, on sait rentrer. Les visiteurs qui prennent cinq minutes le premier soir pour en faire le tour gagnent deux jours d'assurance sur le reste du séjour.
Peu : à Beyazıt, beaucoup de voies portent un nom peint sur une plaque haute, effacée ou masquée par une enseigne, et les petites rues changent parfois de nom en cours de route. Mieux vaut retenir une succession d'images, une fontaine, une porte de han, une pente qui descend, qu'une suite de noms turcs que l'on ne relira pas.
Un han est un ancien bâtiment de commerce organisé autour d'une cour, et le quartier de Beyazıt en compte un grand nombre, encore occupés par des ateliers et des grossistes. Ils expliquent la géographie du secteur : on n'y circule pas seulement dans la rue, mais aussi à travers des cours et des passages qui font office de raccourcis pour ceux qui les connaissent.
L'AHC Grand Bazaar Hotel se trouve dans une petite rue du quartier de Mimar Kemalettin, à l'intérieur du tissu commerçant plutôt que sur une grande avenue. On le retrouve donc par la méthode locale : rejoindre d'abord un axe connu, puis bifurquer, et non couper à travers le lacis en espérant tomber juste. C'est une adresse qui s'apprend en une fois.
Le téléphone se trompe régulièrement dans ce secteur, parce que les rues étroites et les passages couverts dégradent la localisation et qu'une erreur de quelques mètres envoie dans la mauvaise ruelle. Il reste utile pour la direction générale, jamais pour le dernier tronçon. Le bon usage consiste à s'en servir jusqu'à un repère visible, puis à lever les yeux.
Depuis Beyazıt, toutes les pentes qui descendent vers le nord finissent par mener à la Corne d'Or, et il suffit donc de suivre la descente pour rejoindre Eminönü. C'est la règle la plus fiable du quartier : ici, la topographie est un meilleur guide que la signalisation. En sens inverse, on remonte vers la place, et l'on se réoriente une fois arrivé.
Non : Beyazıt est un quartier, avec sa place, son université et ses rues de commerce, tandis que le Grand Bazar est un ensemble couvert qui en occupe une partie. On peut loger à Beyazıt sans jamais franchir une porte du bazar, et beaucoup de voyageurs qui réservent « près du Grand Bazar » découvrent en réalité un quartier de travail bien plus vaste.
Oui, et c'est déroutant la première fois : les rideaux métalliques baissés effacent les enseignes qui servaient de repères pendant la journée, et une rue reconnue le matin devient méconnaissable le soir. Les repères choisis doivent donc être des éléments fixes, une façade, une fontaine, une mosquée, et non des devantures qui disparaissent à la fermeture.
Trois catégories de repères restent lisibles une fois les commerces fermés :
Un séjour à Beyazıt devient facile dès que l'on possède une place, une avenue et une pente : tout le reste se déduit. L'AHC Grand Bazaar Hotel s'utilise ainsi, comme un point d'arrivée que l'on rejoint par un chemin appris plutôt que recalculé. Pour les options d'hébergement, voyez les chambres, et pour un itinéraire précis depuis votre point d'arrivée, passez par la page de contact.